Christine Palau. Monotypes
Depuis 2025, Christine Palau explore une technique nouvelle dans son travail : le monotype à partir principalement d’algues du Cotentin. Le résultat est fascinant : nervures, filaments, bulles d’air, jusqu’aux plus petits détails de la silhouette de l’algue se retrouvent gravés dans le papier pour des oeuvres uniques, comme le nom de monotype l’indique.
Une pièce va plus loin : elle assemble trois morceaux de monotypes en un seul tableau, comme un patchwork de fragments marins.
Le dosage de l’huile hydrosoluble, la pression de la main, l’humidité du papier — tout entre en jeu. Cette part de hasard, Christine Palau la revendique comme un moteur. Elle qui peint habituellement à l’huile, au couteau, sans esquisse préparatoire ni image de référence, retrouve ici la même logique d’un geste qui ne se corrige pas.
Sur le papier, on devine des coraux qui se déploient en éventail, des algues suspendues comme séchées à l’air libre, la trame serrée d’un filet de pêche qui vient parfois recouvrir la composition.
Les tons se déclinent du bleu-gris profond au vert olive, en passant par le sépia et le prune.
Que ce soit sur ses toiles à l’huile, ses encres sur papier ou ses monotype, Christine Palau ne cherche jamais à représenter un lieu précis. Ses œuvres restent des paysages mentaux, où chacun est libre de reconnaître un bateau, une créature, une côte — une image jamais fixée, qui change selon qui la regarde.
Les monotypes sont livrés avec un cadre chêne clair et un passe-partout.